Quand j’avais 25 ans, j’avoue j’étais une diva…

Par | 2018-03-19T09:36:39+00:00 19 octobre 2017|Catégories : Blog|
//Quand j’avais 25 ans, j’avoue j’étais une diva…

A 25 ans, jeune commercial tout frais moulu mais ayant connu quelques petits succès, je l’avoue, il m’est arrivé de faire ma diva…

J’étais, j’en suis conscient aujourd’hui un cauchemar quotidien pour mon manager.

Aujourd’hui, diva repentie, j’ai depuis bien analysé le phénomène du commercial successfull qui prend le melon…

Loin d’être un cas isolé, j’en ai pour ma part croisé rencontré un certain nombre par la suite, je suis aussi certain que vous en avez croisé aussi. J’en ai aussi assez souvent parlé avec des dirigeants, qui se sont un jour trouvés confrontés au problème de l’émergence d’un commercial qui fort de son petit succès commence à se la pêter et à prendre beaucoup de place que les autres.

Les bons côtés de la diva

Bon d’abord il peut y avoir des avantages : la diva peut-être une formidable locomotive pour l’équipe.

La diva peut-être un surdoué, un talent méconnu, un gros bosseur, un séducteur, un modèle de réussite qui peut tirer les autres vers le haut, tout cela à condition de bien maîtriser son action et son rapport aux autres qui peut parfois créer une atmosphère tendue.

Mais dans la réalité une diva est souvent un enfant gâté qui n’a jamais appris à s’entendre dire non.

Les cotés un peu moins agréables

La diva exige un traitement de faveur et crispe tout le monde autour d’elle. Son ego l’empêche parfois de se remettre en question, la diva peut s’avérer capricieuse, ultra sensible, parfois tyrannique et insupportable à vivre au quotidien. Refusant tout ce qui s’apparente à l’ordre établi : hiérarchie, horaires, règles communes, reporting, s’appropriant aussi souvent les mérites des autres. La diva peut aussi montrer beaucoup de perversité dans le groupe pour tuer l’ambiance quand rien ne lui convient. Mais bon comme elle est brillante, habile, surdouée et de plus sur la pente du succès, le boss a du mal à la contrarier…

En général, une viva est égocentrée, très “perso”, c’est pour cela que une très mauvaise idée de vouloir la faire évoluer en tant que manager ou de lui confier un nouvel entrant. On imagine mal une diva manager et c’est une erreur que de vouloir la transformer en manager, surtout lorsqu’on le fait pour apaiser son insatisfaction chronique ou lui donner un os à ronger. Elle n’a rien d’un chef puisqu’elle se présente elle-même comme à part dans l’organigramme, incapable de cadrer, d’encourager, de déléguer.

Allongeons la diva 5 minutes sur le divan

Le comportement d’une diva est souvent le signe d’infantilisme et de fragilité. Elle s’abstrait de la loi commune pour ne pas ressentir de frustration, tel un enfant. Cette hauteur affichée est une façon de se protéger. Quand la diva “redescend”, c’est pour chercher des signes d’approbation. Elle a besoin de se rassurer par le regard des autres”. Elle a un fonctionnement intuitif, parfois très fin, mais est souvent à court d’arguments rationnels. Dans ses relations, l’affectif et le professionnel se mêlent. Elle fait preuve d’une sensibilité extrême pour elle-même… et moins pour les autres.”

Pour Marie-José Lacroix, psychologue, une personnalité diva est “souvent composite et relève soit de l’hystérie, soit du narcissisme. Dans le cas des narcissiques, il peut s’agir d’enfants hypervalorisés par leurs parents, qui les ont abreuvés d’éloges. Ou, à l’inverse, d’enfants qui ont reçu si peu de louanges qu’ils sont en quête permanente de reconnaissance.” Votre “grosse tête” est avant tout quelqu’un de fragile. La faille narcissique n’est pas loin.

Pas facile de réagir et d’avoir le bon comportement face à ce commercial qui représente parfois 50 % de votre CA, inspire à la fois respect et reconnaissance par ses performances et ses résultats hors normes et le sait et dans le même temps énerve par son côté électron libre et irrespectueux car se sentant par son statut au dessus des lois

Bon ben alors comment les manager ?

C’est tout un art que de trouver le comportement adapté pour le garder mobilisé tout en gardant la cohésion d’équipe et le respect de l’équité.. on est sur des œufs. …

Ni faiblesse, ni autoritarisme, le manager doit trouver l’équilibre subtil car s’il panique à l’idée de pouvoir potentiellement perdre son meilleur élément,  à priori irremplaçable (mais on sait bien que ce n’est jamais le cas) c’est déjà mort mais tout dépend de son degrès de toxicité pour l’équipe en place.

Quelques conseil de guérison et/ou de prévention

  • agir vite et afficher son autorité
  • ne jamais la critiquer devant témoins. Elle le prendrait comme une attaque perso et vous le ferait payer cash aussitôt
  • ne pas nier ses compétences, mais les reconnaître objectivement, user du merci sonores qui récompense un travail bien fait mais sans flatterie et sans excès : il n’est pas idiot et pourrait avoir l’impression que vous l’achetez
  • cadrez au minimum, en lui laissant quelques petits avantages qui marqueront sa différence mais pas trop
  • s’appuyer sur ses forces : lui donner un rôle d’expert sur tel un sujet qu’elle maîtrise, pour créer des occasions d’échanges factuels constructifs
  • organiser des points individuels en priorité

La méthode douce : l’attaque flatteuse en tête à tête. Par exemple : “J’avoue ne pas comprendre, tu es quelqu’un d’extrêmement intelligent mais…” Poursuivez par le reproche : “En faisant ça, tu joues contre ton camp !” Vous ne remettez pas en question la personne frontalement : vous l’amenez à considérer un point sur lequel elle s’est trompée.”

Si on est dans le registre de l’hystérie, c’est pareil. Ne vous laissez toutefois pas prendre à ses réactions excessives : “Elle jouera la drama queen, feindra le malaise, poussera des soupirs. Mais vous n’êtes pas sa pleureuse. Inutile de surenchérir, d’être aux petits soins. Elle n’est pas en train de mourir. Elle est juste légèrement contrariée !”

En travail de fond, on veillera par la suite à ne pas laisser se reproduire une telle situation en rééquilibrant les forces en présence pour faire baisser le taux de dépendance des divas.

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Le quiz

j’ai peur d’avoir une diva parmi mes collaborateurs

Votre Email
Votre collaborateur montre une fragilité émotionnelle cachée ou une blessure narcissique
Votre collaborateur se fait un plaisir de ne rien faire comme tout le monde, il a ses propres méthodes, c’est un électron libre
Votre collaborateur affiche le plus souvent un sentiment de supériorité ou de fierté, propre, il est chatouilleux sur son amour propre et montre des signes parfois de mépris
Votre collaborateur a du mal à se projeter dans son avenir professionnel
Votre collaborateur est disponible quand ça l’arrange, les autres doivent s’adapter à lui
Votre collaborateur donne peu d’informations sur son activité, filtre voire fait de la rétention d’informations par stratégie ou pour conforter sa position
Votre collaborateur n’est pas très objectif sur lui-même et ses succès qui sont parfois collectifs
Votre collaborateur n’aime pas le changement : nouveaux projets, outils, formations, ou tout ce qui présente un risque menaçant pour son pouvoir ou situation où il risque d’être perdant
Votre collaborateur manque de recul dans les débats et réunions

Par | 2018-03-19T09:36:39+00:00 19 octobre 2017|Catégories : Blog|

À propos de l'auteur :

Emmanuel Faure
20 ans de direction commerciale, des rencontres, des lectures, des formations régulières aux méthodes de ventes les plus pointues m’ont apporté une connaissance très large de ce métier. Formé à l'IFG au métier de coach professionnel, adhérent à l'EMCC, l’Association Européenne de Coaching, j’interviens en tant qu'Executive Coach auprès des comités de direction et de leurs forces de vente pour les aider à mieux travailler ensemble et à se dépasser. J’ai crée également Faure-U : https://www.faure-u.com/ l’«épicerie fine» du Business Development en B to B pour accompagner mes clients à améliorer leur performance commerciale

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